Investir à l’île Maurice, pas simplement limité à l’immobilier

 

En utilisant les mots de recherches ‘investir à l’île Maurice’ l’internaute tombe souvent sur des sites ventant l’immobilier de l’île. Investir dans l’immobilier est une chose, mais investir tout court ne se limite pas à ce secteur. L’île offre pas mal de possibilités, voire d’opportunités pour celui qui veut faire fructifier son argent. La stratégie d’attirer les capitaux et compétences étrangers s’articule autour d’un cadre complet, englobant la création d’entreprises (et donc de l’emploi), les investissements passifs (permis de retraite) et la création globalement d’une ile Maurice dynamique et performante sur le plan mondiale.

 

Malheureusement, le mot ‘investissement’ est agressivement utilisé par les acteurs du secteur foncier, donnant l’impression que l’île Maurice n’offre que l’immobilier comme opportunité. Non, heureusement que non ! L’immobilier est un secteur accessible aux étrangers, sous des restrictions très importantes et donc les possibilités sont limitées et le marché aussi. Soyons clairs, le foncier mauricien a des atouts de par l’environnement que propose le pays (physique, social et culturel entre autres). Même si nos prix frôlent les tarifs de certaines grandes destinations, nous ne sommes pas encore à leurs niveau. Nous n’avons pas les mêmes infrastructures ou simplement des loisirs dignes de ce nom ; alors miser simplement sur la beauté de quatre murs sous un toit ensoleillé porte un risque énorme et démesuré. C’est un faux-investissement, ennuyeux et passif.

 

Les non-mauriciens peuvent acheter (je reste loin du mot ‘investir’) uniquement des propriétés classifiées sous des plans spécifiquement conçus à cet effet. Il y a, semble-t-il, une connivence globale pour travestir le mot ‘acheter’ en ‘investir’. Acheter une villa n’est pas, au sens propre du mot, un investissement. Oui, la propriété prend de la valeur mais pour quelle utilité ? Comment rendre liquide cette valeur croissante si en face il n’y pas d’acheteur. Il faut se dire qu’une propriété en occasion ne peut se vendre plus chère que l’option neuve – et les offres neuves sont en très grands nombres. Rien qu’à voir le nombre de projets en chantier ou en phase conception, on se fait facilement une idée des offres disponibles. Ajoutez à cela, un marché très restreint ; la majorité des mauriciens ne peuvent accéder à ces prix restrictifs et ont la possibilité de s’offrir les mêmes prestations pour presque la moitié du prix. Souvenez-vous que les étrangers ne peuvent acheter que dans les plans définis et il va sans dire que les prix sont complètement disproportionnés par rapport à la valeur réelle du bien. Nous avons vus pas mal de propriétaires étrangers tentant vainement de vendre au prix prévu (avec une marge sur le prix d’achat).

 

A la base, il est interdit à un non-mauricien de faire de la spéculation immobilière. Cette condition doit alerter ceux qui en pensent autrement.

 

Dans ces circonstances, le concept d’investissement ne tient plus debout. La location saisonnière que vous offre les vendeurs reviennent à la même chose, concurrencer un modèle solide : l’hôtellerie. Un pari fou car on observe l’artillerie déployée par les établissements hôteliers.

 

 

 

En terme de rentabilité et du dynamisme, il y a certes mieux que l’immobilier. L’île Maurice c’est surtout un cadre des affaires très attrayant. La création d’une société se fait à travers des procédures simples et rapides, bouclées sous 5 jours ouvrables. Il existe une panoplie complète d’incitations à presque tous les niveaux d’une entreprise : charges patronales abordables (environ 10% du salaire brut, plafonné à un maximum de Rs16,655), impôts à 15% et uniquement en cas de bénéfices, frais de formation remboursables, et j’en passe. Donc à la base même, un étranger voulant installer une entreprise sur l’île peut profiter de ces incitations. Maintenant, il existe des incitations encore plus intéressantes pour des secteurs ‘encouragés’. Pour illustrer, le port franc offre zéro imposition et zéro frais de douane pour une entreprise engagée dans l’import, l’export et le re-export. Utiliser ce plan pour faire le lien entre Asie, Afrique ou Europe, en utilisant l’île Maurice comme pont, est un exemple concret. La population parfaitement bilingue, l’infrastructure portuaire et informatique de pointes, la présence des institutions de renoms international, ou encore un réseau d’échanges commerciales préférentiel ; celui qui veut donner un sens à son entreprise a de quoi faire à l’île Maurice.

 

Contrairement à l’aspect non-dynamique de l’investissement dans une villa (par exemple), la création d’une entreprise est beaucoup plus gratifiante. Mêmes s’il y a des risques, elles restent contrôlées et réduites par rapport au secteur (passif) qu’est le foncier dans un contexte limité. Donc c’est tout à fait normal que je trouve anormal l’utilisation du mot ‘investir’ dans ce contexte précis. Cela frise même la tromperie à mes yeux. Dans un ‘investissement’ on s’attend à un retour mais à l’évidence ce ‘retour’ n’est qu’une notion, une carotte que l’on balance aux yeux de ceux qui détiennent un certain pouvoir d’achat.

 

Il est donc conseillé de prendre avec des pincettes, ces soi-disant investissement dans le secteur de l’immobilier réservé aux non-mauriciens. Si vous voulez un investissement rentable, cherchez conseil auprès des spécialistes en investissement … pas des vendeurs des villas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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